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Petit turfiste qui aime se faire peur.

J'aimais bien lire Paris Turf au bistrot, c'était au 20e siècle

Publié le 5 Février 2013

Je peux très bien comprendre que l’on ait de très bonnes raisons de faire grève. Ce que je ne supporte pas, c’est quand on s’obstine pour de mauvaises raisons. Le monde change et on ne consomme plus l’information comme on le faisait avant l’arrivée du haut débit dans tous les foyers. On reste quand même nombreux à aimer acheter un journal papier. Aujourd’hui, mercredi, je ne trouverais pas Paris Turf dans les kiosques, comme tous les autres quotidiens. Presstalis, qui assure la distribution de nos journaux, doit faire face à une suppression de 1250 sur 2500 salariés. C’est effectivement épouvantable. Mais, si cette grève devait perdurer, c’est toute une industrie qui serait en danger. A cause des gratuits et d’Internet, le modèle économique de la presse payante est totalement à repenser et aucun éditeur n’a trouvé la solution. Cette grève, c’est pour perte de revenus pour tous les éditeurs mais aussi, évidemment, pour tous les kiosques. Cela fait un petit moment que je lis la version papier de l’Equipe et du Parisien sur mon Ipad. Et, encore, je suis honnête, je paie. Car je sais très bien comment me procurer gratuitement les PDF de ces journaux. Résultat des courses : avec cette grève, tous les journaux – dont Paris Turf – mettent en avant leurs offres Internet. Dommage, j’aimais bien lire au bistrot mon Paris Turf. C’était au 20e siècle.

 

 

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