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Petit turfiste qui aime se faire peur.

Prix d'Amérique : les provocations de Christophe Donner valent-elles toutes ces indignations ?

Publié le 30 Janvier 2013

Pour avoir osé écrire que ReadyCash "n'avait pas été battu à la régulière", l'écrivain Christophe Donner s'est pris en pleine tronche un édito de Paris Turf, signé Jean-Luc Abrivard, qui connait son sujet. Gentil, le driver lui pardonne d'avoir fait une ou deux erreurs mais lui en veut d'écrire des chroniques dans des journaux grands publics qui abimeraient le monde des courses : "Fallait-il instiller à ce point, le doute dans l'esprit du lecteur de ce magazine non spécialisé dans l'hippisme (Le Point)". Alors, oui, Christophe Donner est comme tous les turfistes, il n'aime pas perdre aux courses. Il s'attaque au déferrage de Royal Dream avec beaucoup de mauvaise foi. On râle, quand on perd. Combien de fois j'ai entendu des parieurs s'en prendre à Christophe Soumillon ou Jean-Michel Bazire, accusés de ne pas avoir donné le maximum. Bon évidemment, dire d'Ourasi qu'il était un champion dopé à cause de ses problèmes urinaires frôle l'excès : "Et Ourasi, à l'instar de Bellino II, n'a pas produit (on dit même que ses problèmes urinaires lui ont valu d'être traité avant chaque course, ce qui ferait de lui un champion dopé). Or, sur ce plan-là, et contrairement à nombre de ses cracks prédécesseurs, Ready Cash est en train de tenir les promesses de son fabuleux palmarès : quatre de ses premiers produits comptent déjà parmi les meilleurs de leur génération". Le turfiste est excessif mais, à l'inverse de Jean-Luc Abrivard, je pense que la passion et le talent de Christophe Donner servent le monde des courses. Lisez "A quoi jouent les hommes" et vous serez convaincus. Et puis, franchement, je préfèrerai toujours un écrivain-joueur, qui met sa plume au service du monde des courses, qu'aux acteurs venus faire la promotion du film Turf, sans aucune conviction et visiblement malheureux de passer un dimanche à Vincennes.

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